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Destruction des acquis sociaux : centrales syndicales et travailleurs dans les rues de Cotonou, ce jour

Les travailleurs de tous les secteurs d’activités sont mécontents du régime du nouveau départ. Ils le feront savoir à travers une marche pacifique de protestation sous la coupole des sept (07) centrales et confédérations syndicales ce jour, dans les rues de Cotonou. En effet, face à la situation socio-économique et politique du pays qui ne cesse de se dégrader tous les jours, ces derniers ont décidé d’exprimer leur ras-le-bol contre la gestion du pouvoir de la rupture. Au cours d’une conférence de presse animée par les responsables des organisations syndicales lundi dernier, les raisons qui sous-tendraient l’organisation cette marche sont entre autres, les irrégularités et les violations sans cesse croissantes liées aux droits des travailleurs, la remise en cause des acquis sociaux et démocratiques, les atteintes aux libertés syndicales, le vote des lois scélérates comme la loi sur l’embauche, la privatisation à outrance du patrimoine national, l’affermage, les licenciements abusifs, le non-respect de la charte sur le dialogue surtout en son article 6 qui stipule l’implication des travailleurs dans les différentes réformes, les réformes sans lendemain dans le secteur de la santé et de l’éducation, le non-paiement des primes de la rentrée à tous les enseignants; et le retour des frais d’inscription dans les Universités publiques. Signalons que c’est la Bourse du travail qui sera le point de départ de cette marche qui va échouer au Ministère du plan où une motion sera lue par les manifestants.

 

Gilbert Kouessi sur Soleil FM : "Ça ne va pas. Le peuple a faim. Asseyons-nous et discutons"

Jacques Maxwell

 

"Asseyons-nous et discutons". C'est en substance ce qu'il faudrait retenir de l'intervention radiophonique de Gilbert Kouessi, l’un des responsables du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP), hier dans les locaux de Soleil FM. Qu'il me soit permis de saluer la qualité de son réquisitoire- propositions.

D'abord, Gilbert Kouessi a très tôt dressé un inventaire objectif de la gouvernance désastreuse du régime Talon. Une gestion marquée par un mépris de classe, une destruction assumée des conquêtes sociales des travailleurs, une patrimonialisation mafieuse des biens publics de l'État au profit des Talon et enfin un accroissement de la misère généralisée des Béninois.

L'invité du jour n'a pas occulté le refus de l'ORTB de couvrir la manifestation du FSP. Un acte délibéré de censure médiatique. Il a également dénoncé "le marché de dupes du Renouveau Démocratique" qui a consacré le triomphe de la corruption et de l'impunité.

Les scandales Safran, Ofmas et autres ont été également passés au crible. "Ça ne va pas (...) Le peuple a faim", constatera Gilbert Kouessi.

Enfin, face à cette longue nuit noire du Nouveau Départ, Gilbert Kouessi a recommandé au Chef de l'État, l'urgence d'aller vers "les États généraux du peuple" pour repartir sur de nouvelles bases afin de "mettre fin aux souffrances du peuple." Il espère que Patrice Talon répondra à l'appel du FSP d'aller vers ce grand raout national avant la 31 décembre 2017 où " nous allons nous asseoir et discuter".

Cet appel patriotique sera t-il entendu par l'oligarchie marchande au pouvoir ? Wait and see.

Obtention d'un marché de cartes d'identité : le groupe Safran condamné à Paris pour corruption active d'agents publics étrangers au Nigéria

Le groupe d'aéronautique et de défense Safran a été condamné mercredi à 500.000 euros d'amende pour corruption active d'agents publics étrangers au Nigeria en 2000-2003 en vue de l'obtention d'un marché de cartes d'identité, un événement rarissime pour une société du CAC 40. Ce jugement du tribunal correctionnel de Paris intervient quelques semaines après la publication par l'OCDE d'un rapport sévère sur le sujet pour la justice française, accusée de laxisme sur ce type de faits s'agissant des grands contrats à l'exportation.

La condamnation de Safran, groupe né de la fusion Snecma-Sagem et dont l'Etat français détient 30%, a été rendue contre l'avis du parquet, partie de la magistrature liée par son statut au pouvoir exécutif et dont la supposée complaisance est mise en cause dans le rapport de l'OCDE. Le parquet avait réclamé d'abord un non-lieu pour Safran puis n'avait pas formulé d'avis précis au procès en juin. Il avait en revanche réclamé des peines de 15 et 18 mois de prison avec sursis et des amendes de 15.000 euros chacun contre deux exécutants présumés de la corruption à Safran, Jean-Pierre Delarue et François Perrachon, deux cadres de terrain. Le tribunal les a relaxés. Il ne leur était reproché aucun enrichissement personnel.

L'avocat de Safran, Me Francis Teitgen, a déclaré que la société allait étudier un éventuel appel. "Ce jugement est techniquement quelque chose de stupéfiant, car aucun mandataire social n'était poursuivi", a-t-il dit, estimant problématique le fait d'incriminer une société et aucun de ses dirigeants.

 

Phénomène classique, selon l’OCDE

 

L'instruction menée par les juges Renaud Van Ruymbeke et Xavière Simeoni a établi que la corruption avait servi à obtenir un contrat de plus de 170 millions d'euros, portant sur la confection de plus de 70 millions de cartes d'identité. Il est apparu que plusieurs ministres nigérians avaient été impliqués et avaient touché, pour eux ou leurs proches, de l'argent et reçu des cadeaux comme des montres de luxe pour un montant total évalué à plus de quatre millions de dollars.

Schéma classique, l'argent a transité par des sociétés d'un "intermédiaire commercial", le Nigerian Niji Adelagun. En mai 2005, le président nigérian Olusegun Obasanjo avait évoqué publiquement le scandale, déclarant lors d'un colloque à un dirigeant de Safran : "Sagem n'avait pas besoin de graisser la patte de qui que ce soit, mais malheureusement, vous l'avez fait".

Dans son rapport rendu avant l'été, l'Organisation de coopération et de développement économiques écrit que la justice française est trop faible financièrement, mal armée juridiquement pour combattre la corruption lors des grands contrats à l'exportation et doit réformer d'urgence le statut des procureurs.

François Hollande a promis de rendre les procureurs plus indépendants mais aucun calendrier de réforme n'est publié.

L'OCDE et d'autres acteurs comme l'ONG Transparency international tiennent pour acquis que la corruption est courante dans les affaires à l'étranger de sociétés du CAC 40 mais fait l'objet d'une réticence à poursuivre des procureurs, qui seraient sensibles aux pressions politiques et enclins à ne pas compromettre ce qui est vu comme les intérêts nationaux.

 

Corruption internationale

 

Ce comportement est cependant en train de changer, notamment depuis l'inclusion en 2000 dans le droit français du délit de "corruption d'agent public étranger", objet d'une convention internationale sous l'égide de l'OCDE, relève cette dernière dans son rapport.

Plusieurs dossiers de corruption internationale présumée sont en cours d'enquête en France, visant également de grandes sociétés comme Thales ou la Direction des constructions navales (DCN). Les dossiers d'armement donneraient lieu, selon les éléments connus de ces dossiers, à des paiements de corruption d'un montant vertigineux, bien supérieur à ceux des produits plus "traditionnels" comme les cartes d'identité Safran. Ainsi, le juge Van Ruymbeke est actuellement sur la piste d'un possible détournement de "commissions" - destinées à des décideurs locaux mais alors légales car précédant la convention OCDE - convenues en marge de la vente de sous-marins au Pakistan (84 millions d'euros) et de frégates à l'Arabie saoudite (200 millions d'euros) dans les années 1990. Un attentat commis au Pakistan en 2002 où 11 Français sont morts pourrait de surcroit être lié.

 

Tension sociopolitique au Togo : la Cpfg apporte son soutien au peuple souverain

La Convention Patriotique des Forces de Gauche (CPFG) a animé un meeting de soutien au peuple togolais, vendredi dernier à la Bourse du Travail. Occasion pour la CPFG de faire le point de la situation sociopolitique dans ce pays frère et d’inviter le gouvernement à écouter la voix de son peuple.

 

 

Déclaration de la Convention Patriotique des Forces de Gauche

 

 

        Le 13 janvier 1963, alors qu’il se préparait à doter le Togo de sa monnaie nationale, le père de l’indépendance nationale Sylvanus Olympio a été assassiné par un groupe de soldats de l’armée togolaise, téléguidé par les services français de Jacques Foccart et conduit par le sergent GNASSINGBE Eyadema. Après un intermède de 4 ans, où le pays est dirigé par un pantin de la FrançAfrique, la France fait prendre le pouvoir, le 13 janvier 1967 par le même Eyadema GNASSINGBE, indiquant que le jour de l’assassinat du premier président du Togo est la date fondatrice de son pouvoir. A son arrivée, tous les partis politiques ont été dissous ; l’armée, républicaine au départ, a été transformée en une armée clanique avec l’élimination physique systématique de tous ceux qui pouvaient lui faire ombrage. En 1970, avec le soutien et la complicité d’intellectuels opportunistes, il a créé son parti unique, le RPT, avec obligation pour tout le monde d’y militer ; aucune voie discordante n’est tolérée et toute velléité d’opposition est noyée dans le sang. Ainsi, depuis 1967, le peuple togolais souffre le martyr avec un régime dictatorial et kleptocrate.

         En 1990, comme beaucoup de peuples africains, le peuple togolais s’est soulevé pour mettre fin à la dictature. Le 5 octobre 1990, la jeunesse togolaise, à travers le MO5, mouvement du 5octobre, s’est soulevé pour demander la fin de la dictature. La répression a été terrible; mais le mouvement s’est poursuivi, aboutissant à la Conférence Nationale où les rapports de force auraient permis de chasser Eyadema, n’eut été la trahison de certains leaders togolais toujours enclins à la compromission avec la dictature. Malgré cela, d’importantes avancées démocratiques ont été obtenues limitant les marges de manœuvre du dictateur. On se rappelle dans quelles conditions atroces, le clan GNASSINGBE a pris d’assaut la primature pendant la transition en massacrant des centaines d’innocents. On se rappelle aussi, comment les troupes françaises en route pour Lomé pour soi-disant aller sauver la démocratie togolaise, se sont en définitive arrêtées au Bénin et comment elles ont été chassées de notre pays parce qu’elles voulaient profiter de la situation pour s’éterniser au Bénin et souiller ainsi le pays de Béhanzin, de Kaba et de Bio Guerra.

        Au sortir de la Conférence Nationale, une Constitution a été adoptée qui comme la nôtre, limite le nombre de mandats à deux, avec impossibilité d’y déroger en aucun cas. Le 31 décembre 2002, arrivé au terme de ses deux mandats après 27 ans de règne, GNASSINGBE-Père change la Constitution et impose la non limitation des mandats. D’autre part, pour commencer à préparer le terrain pour son fils Faure GNASSINGBE, âgé de 36 ans, il rabaisse l’âge d’éligibilité de 45 ans à 35 ans. Sur cette base, il se fait réélire en juin 2003.

        Le 5 février 2005, le dictateur  meurt brutalement. C’est la panique au sein du clan. La Constitution togolaise prévoit en son article 65 qu’en cas de vacance de pouvoir, c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui assure l’intérim. Voilà que ce Président n’est pas de la famille GNASSINGBE ; que faire ? Comme le hasard fait bien les choses, et que le Président de l’Assemblée Nationale est à l’étranger, il faut l’empêcher de rentrer. C’est ce qui a été fait. L’avion de ce dernier, sur sa route de retour, a été détourné à Cotonou où le Président de l’Assemblée Nationale a été retenu en otage. Dans la même nuit du 5 février 2005, la France envoie un juriste français pour modifier la Constitution le 6 février 2005, pour permettre à l’héritier du dictateur,  de monter sur le trône. C’est ainsi que Faure GNASSINGBE est arrivé au pouvoir. Il serait bon que ceux qui parlent de droit, de légalité, d’ordre constitutionnel, sachent comment leur grand démocrate et ami, Faure GNASSINGBE, a pris le pouvoir.

         Depuis lors, d’élections truquées en élections préfabriquées, Faure se maintient au pouvoir, aggravant la souffrance du peuple togolais. Comme cette famille a pris le peuple togolais en otage, le petit dictateur devait croire que lui aussi allait mourir au pouvoir et se faire remplacer par son fils. Mal lui en a pris, puisqu’aujourd’hui, le peuple togolais est dans la rue aux cris de : 50 ans de dictature, on n’en veut plus !

         En effet, Depuis le 19 août 2017, le peuple togolais qui légalement depuis 1967, mais de fait depuis 1963 subit la dictature implacable du clan GNASSINGBE, s’est dressé pour dire : « Ca suffit ! ». Depuis là, la mobilisation ne se dément pas. Les 6 et 7 septembre 2017, les 20 et 21 septembre, le 29 septembre journée ville morte, les 4 et 5 octobre 2017 et ça continue. Et on voit comment ce peuple qui s’est toujours battu, qui a brillamment conquis son indépendance en 1958 au prix de son sang, se bat avec courage et fait  l’admiration des autres peuples et surtout du nôtre qui doit lui apporter son soutien le plus ferme.

        Alors,  quand on entend une femme, qui plus est béninoise, comme Dandi Gnamou (Directrice du centre de droit international et d’intégration africaine), qui se dit agrégée de droit, déclarer le 27 septembre 2017 sur SIKKATV qu’il faut respecter la  légalité parce que Faure a été élu et bien élu, on croit rêver et on a envie de pleurer. Cette dame a-t-elle une pierre à la place de son cœur ! Suit-elle la souffrance du peuple togolais ? Sait-elle comment ce petit dictateur est arrivé au pouvoir après la mort de son père ? Sait-elle que la volonté du peuple est supérieure à toute Constitution ? Notre agrégée de droit sait-elle qu’en juin 1989, Kérékou avait été légalement et « brillamment » réélu avant d’être chassé quelques mois plus tard par notre peuple. Sait-elle que Ben Ali en Tunisie était en plein mandat quand le peuple tunisien l’a chassé ? Sait-elle qu’il en est de même de Compaoré au Burkina ? Alors, nous disons à notre agrégée nationale, si vous avez des intérêts obscurs à défendre, laissez le droit et la légalité de côté. Ici, il est question de la souveraineté du peuple, de son droit à l’insurrection reconnu par tous les instruments et instances internationaux aujourd’hui.

        Pour notre part, chers amis, nous voulons relayer ici, le soutien de notre peuple au peuple frère du Togo. La lutte du peuple togolais est la nôtre. Voilà pourquoi nous disons avec lui :

50 ANS DE DICTATURE CLANIQUE ÇA SUFFIT ! FAURE GNASSINGBE DEGAGE !

 

Cotonou, le 6 octobre 2017

Pour la Coordination de la CPFG

Gilbert KOUESSI

 

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