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Rentrée scolaire 2017-2018 : le gouvernement n’est pas au bout de ses peines, les revendications des enseignants ignorées
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Rentrée scolaire 2017-2018 : le gouvernement n’est pas au bout de ses peines, les revendications des enseignants ignorées

Rentrée scolaire 2017-2018 : le gouvernement n’est pas au bout de ses peines, les revendications des enseignants ignorées

Le dernier conseil des ministres a annoncé certaines mesures visant, selon lui, à avoir une rentrée scolaire apaisée. Erreur. Les travailleurs, notamment les enseignants, sont toujours sur la défensive. Ils estiment que les mesures annoncées n’ont aucun lien direct avec leurs revendications. «Aucune surabondance de communication n'a jamais réussi à calmer une tension sociale fondée sur des attentes réelles. Même si on salue certains efforts faits pour préparer la rentrée, les cabinets ministériels sectoriels savent très bien qu'il y a le volet des revendications qui doit être abordé pour garantir une année scolaire apaisée», fait observer Anselme Amoussou, Secrétaire Général de la Csa-Bénin. «Il ne suffit ni de payer les subventions aux Confédérations et Centrales syndicales ni de les payer aux établissements à la veille de la rentrée pour espérer avoir une rentrée apaisée car ces sous ne rentrent pas dans les poches des Enseignants», répond Gildas Hermann Kpossou, Secrétaire Général de la Fédération des Syndicats de l'Education. C’est dire que le gouvernement n’est pas au bout de ses peines.

 

Vous avez dit rentrée apaisée ?

Tenez ! Il ne suffit ni de payer les subventions aux Confédérations et Centrales syndicales ni de les payer aux établissements à la veille de la rentrée pour espérer avoir une rentrée apaisée car ces sous ne rentrent pas dans les poches des Enseignants.

Ce qui peut doper leur moral à l'heure actuelle, c'est la signature effective des arrêtés d'application de leurs statuts particuliers en dehors des autres engagements pris par le MESTFP et pour lesquels le moratoire de 3 mois a lui donné par l'Intersyndicale est arrivé à terme depuis (cf. Relevé des conclusions du samedi 22 avril 2017).

A tout cela, il faut ajouter les revendications réelles au niveau de l'enseignement primaire et non la position de leur partie syndicale du CSDS qui se contente des "engagements" du MEMP pour envoyer les éducatrices et éducateurs, les instituteurs, CP et autres Inspecteurs à l'école le 18 septembre.

Je pense que c'est le moment plus que jamais d'exiger le minimum de ce Gouvernement qui a eu tout le temps de se préparer pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire.

Cela va de l'apaisement d'une rentrée et des cœurs des enseignants qui comme l'a dit l'autre, effectueront peut-être une rentrée pour la forme avant de renouer avec la grève.

Pour moi, il faudra creuser l'abcès toute suite et faire une année scolaire en continu, ce qui serait mieux pour les apprenants, les enseignants et pour tout le système éducatif de notre pays.

 

Gildas Hermann KPOSSOU, Secrétaire Général de la Fédération des Syndicats de l'Education (CSA-BENIN)

 

Parmi les annonces faites par le gouvernement à son dernier conseil des ministres il y a celle relative au paiement de la subvention de l'État aux organisations syndicales. Deux choses me rendent perplexe depuis cette communication.

A priori rien de plus banal pour un gouvernement que de communiquer sur les actes qu'il pose. Mais dans ce cas précis, on se demande pourquoi le lien forcé que l'on semble établir avec les préparatifs de la rentrée académique ? Pourquoi rendre publique un acte banal de positionnement de fonds destinés à subventionner des organisations sociales ? Pourquoi le faire seulement cette année et pas l'an dernier? Pourquoi le faire à la veille de la rentrée ? Pourtant cette subvention est devenue une tradition depuis plusieurs années et nombre de régimes se sont succédé et ont tous maintenu cette mesure sans tambours ni trompettes. Je ne peux m'empêcher de voir dans ce comportement comme une volonté réelle de provoquer et d'entretenir l'amalgame.

Mais le fait qui désole le plus reste quand même la réaction de nombreux citoyens qui semblent justement tomber dans le piège de la communication orientée du gouvernement et qui déjà assimilent le paiement de la subvention à un acte de corruption sinon à une sorte d'achat du silence des organisations syndicales. Comme si ce paiement était inédit et à l'actif du pouvoir de la rupture. Comme si le gouvernement actuel était le premier à mettre en place cette pratique. Comme si la subvention était destinée à couvrir les besoins individuels des responsables syndicaux. Cette attitude me paraît plus préoccupante que la communication volontairement floue d'un gouvernement qui semble effectivement s'engager dans une politisation de tout et de rien. Nous devons cesser de prêter si facilement flanc aux manœuvres de ceux qui ont intérêt à creuser le fossé entre les travailleurs et leurs représentants.

Je voudrais juste rappeler que l'architecture actuelle de la bourse du travail a été réalisée grâce à cette subvention qui sert aussi au fonctionnement des OS et à l'exécution des programmes de formations des militants. C'est connu en tout cas de ceux qui cherchent la vraie information.

Je voudrais aussi demander au gouvernement de se référer toujours au passé récent de notre pays. Il saura qu'aucune surabondance de communication n'a jamais réussi à calmer une tension sociale fondée sur des attentes réelles. Même si on salue certains efforts faits pour préparer la rentrée, les cabinets ministériels sectoriels savent très bien qu'il y a le volet des revendications qui doit être abordé pour garantir une année scolaire apaisée. Seul le dialogue sincère et permanent peut conduire à la prise en compte des attentes. Le triomphalisme que semblent afficher certaines autorités risque de plomber l'année scolaire. Il y a plus important qu'une rentrée scolaire sans heurt. Il faut s'assurer de l'apaisement tout le long de l'année scolaire.

Anselme Amoussou

 

 

Salut à toutes et à tous. C'est vrai que vous nous avez lus il y a un moment. Mais nous ne sommes pas restés tranquilles au niveau de l'intersyndicale. Nous répondons aux appels des médias qui nous font l'honneur de nous inviter et de nous permettre de démonter les intoxications et les mensonges du gouvernement. Nous étions sur ADO FM le lundi 28 août 2017. Suivez-nous également sur la télévision CARREFOUR demain samedi 02 septembre 2017 sur l'émission Xotaji en fon à partir de 11 heures précises. Le lundi 04 septembre 2017 à partir de 07 heures précises, faites également l'effort de nous suivre sur SIKKA TV. C'est vrai que le gouvernement a plus de moyens que nous et a investi radios, télévisions, presse écrite et réseaux sociaux pour intoxiquer les populations en affirmant que tous les problèmes sont réglés. À travers nos différentes sorties, nous montrons que les problèmes posés par les enseignantes et les enseignants sont loin de trouver de solutions. Il s'agit de :

1- la prise des arrêtés d'application du décret 2015-592 du 21 novembre 2015 portant statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l'enseignement du second degré;

2-la résolution des problèmes liés à la reconnaissance des diplômes académiques et professionnels obtenus avant le 1er janvier 2008;

3- l'introduction en conseil des ministres et l'adoption de la communication relative à l'organisation du test interne au profit des ACE de la promotion 2008 détenteurs de diplômes professionnels obtenus à titre payant et la prise de l'arrêté interministériel (enseignement secondaire, fonction publique et finances) qui définit clairement les conditions d'organisation dudit test interne;

4- la fin de la formation des ACE de la promotion 2008 qui a démarré depuis 2011, l'organisation du rattrapage spécial au profit des recalés de toutes les cohortes et l'accélération du processus du reclassement;

5- le retour des détenteurs du BAPES et du BAPET dans les différentes écoles normales supérieures en vue de leur formation pour obtenir respectivement le CAPES et le CAPET;

6- la prise de l'arrêté portant modalités de recrutement et d'emploi des enseignants vacataires avec l'effectivité de l'augmentation du taux horaire. Ce sont là les problèmes qui minent le sous-secteur de l'enseignement secondaire et qui ont fait l'objet de la grève de l'intersyndicale. Mais nous sommes surpris de constater que le gouvernement n'évoque pas du tout ces problèmes mais parlent plutôt de primes de rentrée, de subventions au profit des lycées et collèges puis des Confédérations et Centrales Syndicales.

Le gouvernement fait du dilatoire car la prime de rentrée dont je ne voudrais pas évoquer le montant ici est une dette de l'année écoulée et son paiement ne saurait être présenté comme une disposition prise en vue d'une rentrée effective et d'une année scolaire apaisée. De même, nous ne savons en quoi le versement des subventions aux Confédérations et Centrales Syndicales qui constitue une obligation pour le gouvernement conformément aux textes en vigueur peut être lié aux dispositions prises dans le cadre de la rentrée scolaire.

Vous constatez alors avec nous que le gouvernement dit de la rupture dont le Chef a promis rendre le métier d'enseignant plus attractif est loin de s'inscrire dans la logique qui consiste à rendre les enseignants plus ou moins heureux en réglant les problèmes posés. Au moment où les salaires politiques ont connu une augmentation extraordinaire, on demande aux travailleurs et au peuple de serrer les ceintures.

Les hommes politiques qui nous dirigent et qui représentent la minorité disposent donc de la richesse du pays à leur guise et la majorité constituée des travailleurs et des populations croupit dans la misère. Vous convenez alors avec nous que ce n'est pas parce que les moyens financiers manquent dans notre pays que le gouvernement ne satisfait pas les revendications des travailleurs en général et des enseignants en particulier, car les salaires politiques sous le régime de la rupture en disent long.

Face à cette situation, nous devons nous organiser, nous mobiliser physiquement et financièrement pour affronter ce gouvernement qui n'est pas prêt à régler nos problèmes. Ensemble et unis, nous sommes forts et rien ne pourra nous résister. Nous devons donc être prêts et dire d'ores et déjà à ce gouvernement dit de la rupture que sa rentrée annoncée pour le lundi 18 septembre 2017 ne sera qu'une rentrée théorique, une rentrée pour la forme.

Une rentrée effective et surtout une année scolaire 2017-2018 apaisée est subordonnée à la résolution des problèmes majeurs que nous avons énumérés plus haut. Ensemble, allons au combat. Je crois en notre force et je suis convaincu que la victoire est déjà dans le camp des enseignants démotivés, mécontents et révoltés.

Seule la lutte paie !

Alexandre ADJINAN

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